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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 17:48

"Apprendre l'histoire pour comprendre le présent".

La journaliste au Canard Enchainé, Dominique Simonnot,  vient de publier un bel ouvrage "Plus noir dans la nuit" consacré à l'histoire méconnue des mineurs du Pas-de-Calais. Si on peut regretter un style littéraire ennuyeux voire fastidieux, on sort forcément bouleversé de la lecture de ce récit poignant. Je résume. 1941: les mineurs sabotent et se mettent en grève pour ne pas fournir le Reich en charbon. L'occupant réagit: fusillade, déportations. Les survivants sont des héros de la résistance. 1945: le gouvernement qui allie gaullistes, socialistes et communistes demandent aux mineurs un effort surhumain pour la reconstruction du pays. Il faut extraire du charbon plus et plus vite. Les mineurs se sacrifient à la tâche dans l'intérêt du pays. 1948: le gouvernement remet en cause les "avantages" des mineurs. Décision prise par un ministre...socialiste. Les mineurs lancent une grève. Jules Moch, ministre de l'Intérieur socialiste, bombe le torse et envoie les CRS et l'armée. Un slogan est inventé "CRS = SS". Car les mineurs ont déjà vécu le même  acharnement lors de l'occupation allemande. Le gouvernement ne plie pas face à la populace. Dans le Pas-de-Calais plus de 700 mineurs sont condamnés par les tribunaux de Béthune et d'Arras  à de la prison ferme. La cour d'appel de Douai alourdit les peines... Les grèvistes sont licenciés sur le champ par les houillères. Un mineur viré perd son boulot et son salaire mais aussi son logement, le médecin etc. La plupart errent dans la misère. Quand ils retrouvent un travail, les houillères interviennent pour que le contrat soit immédiatement rompu. Les houillères dirigent tout dans le bassin minier. Un certain François Mitterrand félicite les forces de l'ordre qui ont tiré sur les grèvistes. 1981: les mineurs espèrent que la gauche au pouvoir acceptera de réparer les injustices dont ils furent victimes. Ils écrivent aux ministres. Aucun ne répond autrement qu'avec la formule habituelle "Monsieur le Ministre a pris connaissance avec intérêt de votre missive et charge Tartampion de lui donner la suite...". Les mineurs ne désarment pas. Ils relancent sans cesse. En vain. Les généraux félons de la guerre d'Algérie ont été amnistiés par le PS et ont vu leur carrière militaire reconstituée. Les mineurs n'en demandent pas d'avantage. Un peu de justice sociale. Mais c'est trop pour les gouvernants. Lionel Jospin rassure: il transmet le dossier à Martine Aubry. Martine transmet à ses services... et puis plus rien. Que du mépris.

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15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 11:18

antoine-berthe109625915833995_106250157_n.jpgQuand on lit le dernier livre d'Antoine Berthe, on prend son pied. Si, si, un grand panard, même ! Derrière un titre austère "8 CEDH" (l'article de la convention européenne des droits de l'homme qui assure à tous le droit de vivre en famille) se cache un roman hilarant et détonnant. Mon jeune et talentueux confrère narre les aventures trépidantes de son héros "Jésus Empanadas", un sans-papier malgré lui,  grand amateur d'alcool, de cigares et de jolis petits culs bien sympathiques qui nous mènent de Cuba au Monténégro en passant par Lille et Roubaix. Les tribulations déjantées nous tiennent en haleine tout au long de ce livre loufoque et palpitant où l'on croise notamment des Roms en galère, agents du Mossad et autres personnages décalés. A lire à tout prix (c'est 19€ en fait) aux éditions Kyklos. Bon vent et bonne lecture !

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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 14:19

Les journalistes ne nous encouragent guère à lire l'ouvrage du romancier Laurent Binet qui narre en observateur privilégié et en toute liberté l'histoire de la campagne électorale de François Hollande. Banal, sans surprise, sans scoop, normal trop normal à l'image du sujet, nous expliquent-ils. C'est qu'un homme qui n'est pas titulaire de la carte de presse et qui s'aventure à pondre un bouquin d'actualités n'est jamais bien vu par ses non-confrères. Chasse gardée. Quand une grande plume journalistique rédige un livre sur l'histoire récente de notre vie politique, tous ses amis de la presse trouvent l'oeuvre géniale. Mais là... Un romancier qui ne peut s'enorgueillir que d'un seul succès littéraire s'immisce dans leur monde à eux; cela n'est pas supportable. Pourtant, le livre ne manque pas de sel et il se dévore quand bien même, comme dans le film, Titanic, tout le monde connaît la fin heureuse. Il fourmille d'anecdotes savoureuses et nous découvrons que le mollasson supposé est en réalité un vrai dur. L'auteur dépeint les seconds couteaux devenus depuis ministres avec beaucoup d'humour. Mais alors pourquoi donc tant d'anti-publicité dans nos journaux ? C'est que Laurent Binet n'est pas tendre avec les journalistes !!! L'auteur raconte comment ceux qui étaient a priori hostiles au candidat socialiste retournent leur veste  lorsque la victoire s'annonce. Il narre ces troupeaux qui accompagnent le candidat pour ne retenir que l'accessoire. Ils posent tous les mêmes questions d'un intérêt mineur pour espérer une petite phrase si ce n'est une petite blague. Laurent Binet rapporte que les journalistes se retrouvent ensuite pour un "dé-briefing" afin de se mettre en phase. Ils se mettent "raccord". Il faut  que chacun retienne le même fait, la même expression du candidat, le même incident ou le même coup d'éclat. Et du coup, le lendemain, tous les journaux racontent exactement la même chose... Et les patrons de presse sont contents puisque personne ne s'est fait griller par la concurrence ! On comprend mieux pourquoi les journalistes n'aiment pas beaucoup Laurent Binet... Ils en ont le droit mais pourquoi donc ne le précisent-ils pas dans leurs critiques ? Qu'ils se défendent s'ils estiment être injustement accusés ! Bref, moi, j'aime bien les journalistes mais j'ai aussi adoré le livre...

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 17:21

Voilà un évènement littéraire qui devrait raviver chez moi une certaine jalousie: un jeune confrère vient de publier un sympathique ouvrage sous le curieux titre de "Article 23-5 c.civ" alors que je n'ai jamais achevé mon premier roman pourtant tant attendu. J'aurais donc du critiquer ce livre sans la moindre concession. Mais je suis tombé dans le bouquin et n'en suis sorti sonné qu'après avoir avalé goulument les 370 pages. Antoine Berthe, c'est donc de lui qu'il s'agit, a commis un bouquin qu'on peu qualifier de roman de gare ou de roman populaire narrant avec humour les aventures rocambolesques d'un curieux personnage qui perd à l'insu de son plein gré la nationalité française et se retrouve dans des situations improbables mais toujours hilarantes. Jésus Empenedas, ce clandestin malgré lui, mène une vie trépidante qui n'est guère de tout repos. Il a cependant le chic de croiser de magnifiques postérieurs et des poitrines sublimes sorties de la même fabrique toujours disponibles pour le consoler sans façon de tous ses malheurs. Bref, un livre jubilatoire où se mêlent des situations plus cocasses et loufoques les unes que les autres. Aucun défaut ? Si, si. J'en ai toute de même trouvé un. Le titre.  "Article 23-5 c.civ", ce n'est franchement pas terrible. Mais à part cela, c'est une belle réussite et on attend vivement la suite de ces aventures intrépides. Bravo, Antoine !   

 

Pour trouver le livre, c'est en dessous...

 http://www.amazon.fr/23-5-c-civ-Antoine-Berthe/dp/2918406252/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1337345184&sr=8-1

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 17:09

    2cobertJe l'avoue, humblement, c'est au Sinaï, au bord de la mer rouge, que j'ai dévoré sous le soleil la dernière oeuvre de mon cousin patronymique, Harold Cobert, "Dieu surfe au Pays Baque". Je savais que Dieu était un fumeur de Havane.... J'apprends, donc, qu'en plus de cette addiction scandaleuse, ce prétentieux surfe sur les vagues déchaînées de l'océan atlantique. En tout cas, Moïse n'a pas surfé sur la Mer Rouge ! Mais que de vagues, que de vagues... Soit.  

 

Curieux titre, tout de même ! C'est que Dieu n'est qu'un petit frimeur écervelé, fier de son paraître et de son petit savoir-faire, dont le seul but se réduit à séduire des jeunes filles niaises et peu farouches... alors que ses créatures (Celles de Dieu, pas les minettes à surfeur !) souffrent de milles injustices rangées méthodiquement en d'anonymes et froides statistiques. Le livre d'Harold se savoure. Premier d'une trilogie annoncée sur les rendez-vous manqués de l'existence, l'ouvrage narre les joies et les souffrances d'un homme face à la maternité et le drame d'une fausse couche. Un événement d'une banalité affligeante, cela arrive à presque tout le monde mon brave monsieur, mais qui peut marquer la vie d'un couple, la vie d'un homme. Harold Cobert n'a pas peur de sa sensibilité et se livre sans détour avec ses angoisses, ses passions, ses amours et ses colères. Bref, c'est bien. Bien sûr, c'est du Cobert !!!

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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 12:30

Je ne suis pas un "fan" du célèbre Blog de mon sympathique confrère "Maître Mô" qui rencontre pourtant un immense succès. Non pas que ses histoires manquent d'intérêt. Bien au contraire ! Mais les billets publiés dans ce blog favori des insomniaques et oisifs déprimés sont beaucoup trop longs. A mon âge et à l'heure qu'il est, mes yeux usagés par le temps, la clope et l'alcool, ne peuvent scruter l'écran de l'ordinateur le temps nécessaire à la lecture complète de l'article. C'est donc avec une grande joie que j'ai accueilli  la publication des meilleures histoires, revues et corrigées, de Maître Mô dans un vrai livre, avec de l'encre et du papier, aux éditions "La table ronde": "Au guet-apens".         

 

Maître Mô nous emmène au coeur de sa vie quotidienne de batailleur, avec ses joies et ses angoisses au cours des petits et grands procès qui ont marqué sa jeune carrière d'avocat.  C'est que sous l'austère robe noire de l'avocat se cache un grand corps qui frissonne... Maître Mô n'est pas qu'un technicien avisé du droit ou un artiste prodigieux du verbe. Il est aussi et avant tout un homme de coeur. Avec tact et élégance, "l'avocat aux grandes oreilles", comme il se présentait à ses débuts pour que l'on se souvienne de lui, nous offre 14 tranches de vie judiciaire avec sa cohorte de "réprouvés", victimes ou bourreaux, ces recalés de la réussite, des gens, des vrais qui, toujours, méritent d'être défendus.

 

Je m'étais promis de lire une histoire par jour et j'ai fini le bouquin dès le premier jour ! Des vrais gens, disais-je, plongés dans des vrais procès (sans erreurs procédurales, cela fait du bien !). On partage les succès mais aussi les défaites de Maître Mô qui donne, enfin, une image sincère de ce qui reste malgré tout un beau métier.

 

Alors ? Aux grands maux, les grand remèdes ! Je ne peux que vous encourager à lire ce bouquin. Il n'y a pas tromperie sur la marchandise. Malgré le titre, il ne s'agit vraiment pas d'un guet-apens. A lire donc. Sans Aucune Réserve ! Et ce sera justice...

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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 18:04

isabelle giordanoInutile de lire le récent ouvrage d'Isabelle Giordano, qui ne manque pourtant pas de talent, consacré à Martine Aubry. L'éditeur a beau annoncer un "portrait sans concession d"un personnage mystérieux, avec pour décor le monde romanesque et violent de la politique", il ne s'agit nullement d'un livre d'enquête mais d'une maladroite hagiographie. Rien de neuf, aucune révélation, pas la moindre analyse pertinente. Isabelle Giordano plagie Isabelle Giordanno qui avait déjà offert un livre hommage à la Maire de Lille, il y a 9 ans, pour contrecarrer l'ouvrage à succès de Philippe Alexandre sur la Dame des 35 heures. Femme aux 2 visages: méchante en façade, charitable au fond d'elle-même. Sérieuse et déconneuse. Travailleuse mais bonne vivante. Etc... La parisienne, la lilloise. Martine, mal aimée. Si, si. L'auteure relate les durs propos d'Arnaud Montebourg à son endroit. Que des insultes grossières. On ne trouve pas le moindre argumentaire critiquant la grande cheftaine du PS. Que des incompréhensions, que des manques de reconnaissance, à Paris. A Lille, tout le monde l'adore ! Si, si. Isabelle Giordano narre  admirative l'incontournable cérémonie des voeux à l'hôtel de ville où se presse le Tout Lille. Chacun veut s'approcher de la lumière, Martine. Lui souhaiter une bonne année. "Lui serrer la main semble procurer une satisfaction orgasmique" souligne l'auteure. Osé, non ? Elle n'aime décidément pas les journalistes, on le sait. Mais, on apprend dans le livre qu'elle a trouvé une parade: elle ne lit plus aucun journal. Voire... Revenons à Lille. Isabelle la parisienne découvre l'oasis lillois, un petit jardin d'Eden. Les maisons de quartiers y poussent comme des champignons... C'est le sultan Walid Hanna, l'adjoint aux quartiers, qui sert de guide. "Ici, à peine êtes-vous sorti de la grande librairie "le furet du Nord" que vous pouvez, en marchant, vous retrouver face à des barres d'immeubles HLM ou une maison de quartier tagguée" s'émerveille Isabelle Giordano. "Walid Hanna a soigné la plupart des jeunes que nous croisons" s'étonne t-elle. On frôle Tintin au pays des soviets... La biographe interpelle Chti'Tine pour lui demander quels étaient ses échecs à Lille. Après un long silence, Martine lâche "On n'a pas réussi à se débarrasser du Libanais !". Voilà le sultan Hanna prévenu...

 

Sinon, on a droit, de nouveau, au papa, à la maman, au frère trop tôt disparu, à la fille Clémentine, au premier mari trop bourgeois, au second qui l'apaise, Jean-Louis B "une figure locale de la lutte pour les droits de l'homme" qui "a vite délaissé les codes bourgeois pour devenir "avocat des pauvres" plutôt que des riches. "Si seulement je pouvais défendre tous les gens de ma rue !" dit-il parfois pour résumer sa répulsion physique des injustices". C'est beau, non ? Bon, les gens de sa rue plutôt  chicos du Vieux-Lille ne relèvent pas souvent de l'aide juridictionnelle... Peu importe, la fable est si belle. Bref, Martine ne se shoote pas à la politique, elle n'a d'autre souci que d'aider les plus démunis. Mère Térésa du Nord... Voilà c'est tout ou presque.

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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 11:51

Pascal-Boniface.jpgUn livre à lire absolument ! Pascal Boniface a connu quelques difficultés pour sortir son dernier ouvrage: refus catégorique d'une dizaine d'éditeurs ! Reconnaissonsqu'il faut un courage certain pour se lancer dans cette démysthification de la caste des intellectuels de circonstances qui occupent tous les médias. Ces experts et spécialistes qui peuvent se tromper, ne rien savoir, voire mentir en toute impunité. Pascal Boniface décortique l'imposture, cette nouvelle "trahison des clercs", preuves à l'appui. L'auteur dresse le portraits de quelques spécialistes qui font toujours autorité, d'Alexandre Adler à Bernard-Henri Lévy (champion toutes catégorie) en passant par Caroline Fourest, Mohamed Sifaoui et Philippe Val. Edifiant ! Si Pascal Boniface n'était pas toujours le bien venu dans les grandes émissions de télévision à raison de ses positions sur les politiques d'Israël, il risque aujourd'hui de subir un ostracisme médiatique. Son livre "Est-il permis de critiquer Israël ?" a reçu la réponse attendue: "Non !". Peut-on dénoncer les experts en mensonges ? On verra...

 

Aux éditions Jean-Claude Gawsewitch

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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 08:00

Je vous invite à lire le dernier joyau que nous a ciselé Daniel Carton avec son dernier ouvrage "Le nègre du Président". Un roman d'atmosphère qui nous plonge dans les secrets de la vie quotidienne du palais de l'Elysée. Un roman hyper-réaliste. Jubilatoire et effrayant. J'ai connu Daniel Carton lorsqu'il officiait comme journaliste de la Voix du Nord à Valenciennes et je l'ai retrouvé, il y a quelques années, lors de la remise du prix de l'Académie de Gondecourt pour son best seller "Bien entendu c'est off". Il connaît dans les moindres recoins les inavouables travers de la politique française et de ses serviles journalistes hypnotisés par la lumière du pouvoir. Dans ce roman, un jeune diplômé de l'ENA est chargé de servir un jeune agité qui n'a pas grand chose dans le ciboulot et qui deviendra bien plus tard le Président de la République. Dans ce monde de communication factice, il devient le porte-plume, bref le nègre, du locataire de l'Elysée. Un milieu glauque où l'on ne s'intéresse qu'au fric, au sexe et aux coups tordus.    Tout s'achète, tout est facile, rien ne se refuse. "Les hommes au pouvoir, les femmes au plumard !" Et les journalistes courtisent émerveillés de tant de puissance. Mais, le "nègre" craque pour une histoire de cul  coeur. Il prépare un discours pour le roitelet qui devrait le ridiculiser. A jamais... Sauf qu'à l'heure du zapping, on oublie tout et vite. Le narrateur se retrouve exilé sur une île paradisiaque pour ce crime de lèse majesté avec une grosse valise bourrée de biftons. Et là, il nous raconte. Tout.  Curieusement, on oublie que nous lisons un roman. On croit vivre une effroyable vérité. Quel talent !                       

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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 12:20

Denis Jeambar nous offre un ouvrage fort plaisant avec son dernier livre "Portraits crachés". La fine plume de la grande presse parisienne dresse le portrait de ses nombreuses rencontres. En quelques lignes, il expose les humeurs, l'attitude, le comportement des grands personnages du monde politique mais aussi d'artistes ou de chefs d'entreprise.  L'auteur narre sa rencontre avec Martine Aubry dans les locaux de l'Express. "Pas un sourire, des mâchoires si serrées qu'on a envie d'appeler un orthodontiste pour l'aider à se décontracter, ce regard de cocker triste qu'elle a hérité de son père". Il ajoute "Elle est tout en humeur et en aigreur, en arrogance et en mépris. Qui n'est pas avec elle est contre elle". Denis Jeambar se confie "Je lutte pour ne pas croire que son moteur politique est la méchanceté". C'est un peu exagéré, tout de même... Quoique. L'auteur affirme que la fille de Jacques Delors est en fait le portrait craché de sa mère. Une femme qui, écrit il, menait son homme à la baguette.

 

Par contre Denis Jeambar est tombé sous le charme de Gros Quinquin a été séduit par ses mains  et il est vrai que la finesse des mains du grand  colosse de Lille étonnent. "Ses mains trahissent une authentique élégance. Elles sont fines, racées, déliées et dessinent artistiquement dans l'espace les mots que profère sa grosse voix dès qu'il prend la parole. On songe alors qu'il les entretient avec attention et que, sans doute, elles ont caressé avec délicatesse plus d'une maîtresse". Sans  doute...Le journaliste rend un hommage appuyé à l'ancien premier ministre: "Il ne revient (...) pas à tout le monde de vivre la politique avec autant de convictions, de sincérité et de principes chevillés au corps. Sur les tréteaux de la vie publique arpentés par tant de Tartuffe, Pierre Mauroy est un des rares personnages contemporains qui n'a jamais songé à s'élever au-dessus des autres à n'importe quel prix". Et pour conclure: "Pierre Mauroy a vu mourir un monde, son monde, celui de la politique conçue comme un apostolat au service des autres, tandis que surgissait le temps des carrières et des ambitions sans projet". c'est un peu exagéré, tout de même... Quoique.

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