Dimanche 10 janvier 2010 7 10 /01 /Jan /2010 17:07

IMG_0411ab-copie-1.jpgDans la dernière livraison du nouveau mensuel "régional et urbain", le magazine "Nordway" (Comment, vous ne connaissez pas ? Bon, on en reparlera), le vicomte Pierre de Saintignon, tête de liste socialitse aux élections régionales dans le Nord a participé au jeu de l'auto-interview. En clair, l'invité répond aux questions qu'il se pose lui-même. C'est du nouveau journalisme...Si, si ! Et, le journaliste prend des notes sans rien dire. Bref. Donc, Pierre de Saintignon s'est prêté au jeu de bonne grâce devant le journaliste Emmanuel Crapulet. On relèvera notamment cette auto-question "Pas trop dur de s'appeler de Saintignon ?" et la réponse de l'intéressé "Ce nom, j'y suis très attaché. C'est le nom de mes parents. Il a des racines à Longwy, au coeur de l'histoire de la mine". Petit fils de mineur ? Que nenni... Dans le même article, le premier adjoint de Chti'Tine répond à une question que pose tout de même le journaliste, brisant ainsi un sujet tabou (sauf sur ce Blog !) : "Etes-vous vraiment cousin avec Philippe de Villiers ?" et le socialiste répond sans ambage "Un vague cousin qui, à la suite de deux ou trois remariages, a cru bon d'ajouter son nom au mien. Mais il a effectivement le droit de s'appeler le Jolis de Villiers de Saintignon. Je ne l'ai vu qu'une petite minute, pour faire plaisir à ma mère, mais c'était déjà une minute de trop".

L'affaire n'est pas si simple ! L'histoire de la noblesse de notre belle République demeure une affaire complexe. Aussi, un commentateur érudit écrivait sur ce blog:  

  • "Ah le vicomte et ses cousins... et leur nom qui comme le tiercé, arrive dans le désordre, cher Pascal Cobert. Un peu d’histoire familiale pour comprendre comment Philippe et ses cousins portent le doux nom de Le Jolis de Villiers de Saintignon :

    Philippe eut un grand-père paternel, comme tout le monde me direz-vous. Celui-ci était né Le Jolis de Villiers, prénommé Louis sous la présidence du Maréchal de MacMahon Duc de Magenta. Capitaine d’infanterie, il mourut courageusement pour la France le 10 septembre 1914, tué à la Forêt-Saint-Paul , à l'âge de 39 ans.

    Il laissait une veuve de guerre comme l’on disait alors avec cinq enfants, dont le papa de Philippe, qui d’ailleurs, d’une guerre l’autre, fut un authentique résistant, eh oui ! Cette grand-mère, vicomtesse veuve Le Jolis de Villiers, tout simplement, était née Jeanne de Saintignon, non moins modestement, ce qui la faisait descendre par sa mère des Ségur (oui, comme le mari de la comtesse aimant conter les malheurs des petites filles) et donc un peu de Louis XIII et des Orléans, les ducs.

    Mais vous interrogez-vous, comment une veuve Le Jolis de Villiers née Saintignon (de) peut avoir une descendance dénommée très légalement et républicainement Le Jolis de Villiers de Saintignon, ce qui pose son homme comme être de garenne pose un lapin ? C’est que dans ces familles, si le nom se porte, la race s’éteint par les femelles. Or, feu le papa de notre Jeanne, s’il avait eu trois enfants, n’avait que l’aîné qui fut un garçon. Le nom pouvait périr en ces temps de guerre. Une adoption des enfants de Jeanne, dont deux mâles, par sa famille permit de voir s’accoler et survivre de Saintignon à la suite de Le Jolis de Villers...

    Et c’est ainsi que cousinent les descendants du frère de Jeanne, qui s’appelle Saintignon (de), simplement - car il eut trois enfants dont deux fils, neuf petits enfants dont sept petits-fils, vingt-sept arrière petits enfants dont onze arrière petits-fils, et la descendance de Jeanne qui chez les mâles, porte Le Jolis de Villers de Saintignon comme patronyme. "


Un autre commentateur avisé ajoutait: "Mais les cousins Pierre et Philippe sont-ils d’authentiques nobles ?

"Le Jolis de Villiers (auquel s’ajoute de Saintignon) est une famille originaire de Normandie anoblie par lettre patente en 1595. Mais Saintignon (de) n’a pas à rougir : réputée d’ancienne extraction avant 1498, cette famille noble originaire de Lorraine eut les honneurs de la cour sous l’ancien régime, réservés aux familles de noblesse immémoriale. Elle blasonne “de gueules au trois tours d’or maçonnées et ajourées de sable”.

Bref le Pierre peut porter un écu tout rouge (non pas rose, cher Pascal) avec, dessinées dessus, trois tours (pas de passe-passe comme dans un congrès du PS pour avoir une majorité, mais des donjons de château fort) tout dorées, jaunes quoi, avec souligné en noir des pierres et des meurtrières (non Pascal, il ne s’agit pas Ségolène et Martine, mais de fenêtres étroites...).

La famille de Saintignon est aussi connue comme “maître de forge” (oui comme le Baron pontifical Seillière de Laborde, Ernest Antoine, l’ami du MEDEF...). La Société des Aciéries de Longwy fut fondée en 1880 par MM. Jean-Joseph Labbé, Baron Oscar d'Adelswärd, Comte Fernand de Saintignon (maître de forges de la Société des Hauts-Fourneaux de Longwy et La Sauvage), Gustave Raty, d'Huart Frères, Robert de Wendel. Les mines et aciéries de Longwy Bas au lieu dit La Sauvage leur appartenaient... et d’ailleurs à Longwy Bas, le commissariat de police était situé dans l’ancien château de Saintignon ! "



Voilà donc les origines "minières" de notre Socialiste....héritier des maîtres de forge ! Mais, il est vrai, nul n'est comptable de son ascendance.
Par pascal cobert - Publié dans : petits potins lillois
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