Au grand débat du jour sur Europe 1, nous devions polémiquer sur le discours du trône de Sarko 1er à Versailles, de la situation
préoccupante en Iran, de celle de Martine Aubry, aussi, et du SMIC avec Bastien Mignot de l'UMP et Patrice Bessac du
Parti Communiste. Mais l'actualité a été bouleversée. Frédéric Mitterrand venait de confirmer qu'il sera nommé dès demain Ministre de la Culture. Il a déjà organisé son pot d'adieu sous les ors
de la Villa Médicis à Rome pour remplacer au plus vite la pauvre Catherine Albanel. Je fais remarquer à Jean-Marc Morandini qu'il a commis un sympathique lapsus en présentant le journal. Un
lapsus particulièrement révélateur qui résume parfaitement la situation. Pour annoncer le "remaniement" du gouvernement Jean-Marc Morandini a parlé de "Roman ministériel". Tout est dit ! Le
Président de la République cherche non pas des personnes particulièrement compétentes et avisées portant un véritable projet à mettre en oeuvre mais des personnages qui font parler d'eux. Il
s'est acheté un nom glorieux, un nom qui sonne à gauche, "Mitterrand". Avoir un "Mitterrand" dans son gouvernement cela fait chic et en plus cela peine le PS. Ce n'est plus qu'un casting people.
Une politique du coup d'éclat. Bastien Mignot parle d'ailleurs d'une"belle prise" et en espère d'autres. Aurait-on proposé à Léon Zitrone de rentrer au gouvernement ? Et, j'imagine que le bon
Léon aurait refusé... Mais, l'on sait qu'aujourd'hui un Ministre n'est plus qu'un acteur lisant une pièce écrite ailleurs. Alain Juppé, qui n'est pas un rigolo, expliquait récemment que désormais
un Ministre est un homme ou une femme qui reçoit ses ordres des conseillers de l'Elysée. Le simple conseiller de Sarko a bien plus de pouvoir que le Ministre lui-même alors on peut s'amuser à
nommer des "vedettes"...
Bon, on a tout de même évoqué la Burqa. Nicolas 1er a courageusement déclaré qu'elle n'était pas "la bienvenue en France". Mais, encore...Lors de la photo avec Barak Obama en Normandie, il avait
soutenu le contraire. Je voulais ensuite m'interroger sur l'opportunité d'une loi et d'une interdiction qui suppose une sanction. Va t-on infliger une amende à des femmes dont on nous explique
qu'elles sont des victimes circulant en prison ambulante . Cela mérite une petite réflexion. Mais, on a pas eu le temps. A cause de Mitterrand. Frédéric...
Prochaine causerie dans le poste le 30 juin.
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